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INTRODUCTION - LES SORCIÈRES DU MOYEN-ÂGE

Au 17e siècle, un archevêque du nom de Samuel Harsnette dépeignit la sorcière comme étant "une vieille femme aigrie au menton proéminent et genous claquants, le dos courbé, une bouche aux dents manquantes, le visage ravagé, les membres victimes de soubresault marchant dans les rues supporter tant bien que mal par un bâton et débitant des mots sans suite".

Si le malheur eut voulu qu'une femme aux "moeurs décentes" ait ressemblé un tant soit peu à cette loufoque descrption elle était automatiquement cataloguée au rang des hérétiques. Celles également qui possédaient des connaissances dans les vertus des plantes ou même de simples sage-femmes pouvaient fort bien se retrouver au banc des accusés. Elles pouvaient alors être jugées par l'Inquisition, tribunal dirigé par l'Église elle-même. Il fallait alors apporter des preuves afin de comdamner l'innocente.

Celles-ci consistaient en des grains manquant à leur chapelet ou comble de malheur la croix elle-même, au refus de parler sous la torture, à un oubli ou une faute lors de récitation de prière, à une marque sur le corps laissé par le Diable (qui souvent s'avérait être une simple tache de naissance) etc... Pour leur faire avouer leurs crimes on utilisait des procédés abominables, telle la torture administrée par la main du bourreau ou les obliger à parcourir pied nus de nombreux kilomètres en les privant de nourriture et de sommeil. Parfois également on les jettait à l'eau emprisonnées dans un sac de toile cousu aux extrémités et si par miracle l'accusée réchappait d'une mort quasie certaine cela prouvait de leur culpabilité car seule les suppôts de Satan pouvaient ainsi tromper la mort, croyait-on à l'époque. Pour la plupart ils et elles étaient reconnus coupables par l'Inquisition et condamnés au bûcher qui consistait à attacher l'accusé à un fagôt de bois pour ensuite y mettre le feu. Ces femmes pour la plupart étaient brûlées vives et expiraient dans d'atroces souffrances.

La peur de l'inconnu des mentalités étroites et bien pensantes de l'époque causa une folie meurtrière sans nom car on estime à plus de 200 000 personnes, les gens torturés puis exécutés.

Jadis les sorcières devaient se cacher mais aujourd'hui elles renaissent...

Merci à Copain 31 et Croquignole de Feu le site Angoisse